Compte tenu des circonstances, de la beauté du bled qui m’héberge, de la résilience du chameau qui me balade, de l’âge du capitaine surtout, j’avais interrompu l’édito du samedi en précisant toutefois ne reprendre le porte-plume qu’en cas d’événements exceptionnels…
À la suite de l’assassinat ou du meurtre, ça n’est pas encore défini, de Lyhanna, une fillette de 11 ans, par un prédateur d’enfants multirécidiviste qui aurait dû être en taule depuis longtemps pour avoir violé d’autres enfants sans avoir jamais été entendu, la justice est ébranlée, les magistrats semblent l’être aussi quoique…, itou des politiques, de trois ministres, Justice, Intérieur, Éducation nationale, parce que la gendarmerie et l’Éducation nationale sont aussi concernées par cet effroyable dysfonctionnement… Dysfonctionnement exceptionnel qui en fait une crise majeure, un scandale d’État.
Convoqués par Gérald Darmanin, garde des Sceaux, les procureurs généraux qui ont en charge les parquets, les procureurs, se sont retrouvés mardi dernier à Paris, place Vendôme, histoire d’entendre le ministre leur demander si, dans leurs juridictions, dans les « 70 000 » plaintes pour agressions, viols sur mineurs, incestes, mais aussi violences faites aux femmes, il n’y en aurait pas quelques-unes à traîner dans le tiroir ou sous le coude d’un procureur, d’un pandore ou d’un perdreau occupé à regarder ailleurs, leur nombril par exemple, qui permettrait à un ou plusieurs salopards de poursuivre peinardement, en toute impunité, leurs chasses, leurs saloperies, parfois leurs crimes…
Fabienne Atzori, procureure générale, était dans le lot, qui gère à La Réunion deux parquets, deux procureurs, celle de Saint-Denis, celui de Saint-Pierre… Fabienne Atzori que l’on n’a pas pu apercevoir aux diverses informations télévisées parce qu’involontairement cachée par le PG d’Auch, présent lui aussi, chez qui une partie du scandaleux dysfonctionnement est arrivé, notre PG Atzori était assise, le hasard fait bien les choses, à la droite de celui de Pau, Éric Tuffery, qui fut il n’y a pas si longtemps procureur à Saint-Denis…
J’ignore en l’état si, dans le département, à Saint-Denis ou Saint-Pierre, les parquets, les gendarmes, les policiers, par manque de moyens flagrants mais pas que…, ont failli et laissé dans la nature un ou plusieurs de ces prédateurs d’enfants mineurs, de pères incestueux, de maris, de compagnons violents… Je l’ignore mais je ne doute pas que Véronique Denizot, procureure, cheffe du parquet de Saint-Denis, cumule, depuis le temps qu’elle officie, quelques erreurs de procédures flagrantes, par exemple dans l’une des affaires dans lesquelles Didier Robert est concerné… Que pour cette raison et bien d’autres, la procureure de Saint-Denis se trouve depuis quelques lustres dans le collimateur de Fabienne Atzori, la patronne…
Je ne doute pas non plus que le parquet de Saint-Denis qui ne semble ni débordé, ni ne manque de moyens puisqu’il prend le temps, un certain plaisir aussi, à me poursuivre en diffamation, rarement sur le fond, toujours sur la forme, à me taper régulièrement au portefeuille à la demande d’Huguette Bello tout particulièrement, la dernière en date étant une diffamation avec un juge d’instruction aux manettes sous le prétexte, tenez-vous bien, que l’Huguette Bello a trouvé diffamatoires deux commentaires publiés sur Clicanoo à la suite d’un édito du samedi… Plainte reçue et demandée à être instruite avec gourmandise et enthousiasme par la procureure Véronique Denizot…
Par esprit de corps, les magistrats se vengent comme ils le peuvent, c’est assez facile, trique en main, qui se souviennent que j’ai fait radier en 2007 un de leurs potes, doyen des juges d’instruction, Francis Catalano, qui « sautait » l’une de ses clientes dans son cabinet d’instruction au palais de justice de Saint-Pierre. Des magistrats qui se souviennent que j’avais révélé à la même époque que, sous couvert d’une association des juristes de l’Océan Indien, AJOI, Catalano, entouré d’une palanquée de magistrats surrémunérés en poste à la Réunion et non des moindres, s’en allait, joyeux, à Madagascar « s’envoyer » pour quelques petites monnaies petites et jeunes filles, garçons aussi…
Des magistrats vengeurs et taquins qui se souviennent que j’avais mis le doigt, si je puis dire sur le tribunal de Saint-Pierre qui abritait une sorte de nid dans lequel gesticulaient poivrots et autres lascars sous toques, l’un d’entre eux, à titre d’exemple, chassait à la mi-temps de son audience de jeunes garçons délinquants dans les coursives du palais alors qu’il présidait la correctionnelle, tandis qu’un autre partait en vacance avec deux jeunes mineurs dont il avait la charge de gérer le dossier pénal de l’une d’entre elles, tandis qu’un autre se faisait contrôler par la flicaille avec plus de 2 litres sous la toque…
Des magistrats qui se souviennent que j’avais aussi fait déplacer deux procureurs, un à La Réunion, l’autre à Reims, et fait mettre en retraite anticipée deux magistrats, dont l’un siégeait à la cour d’appel de Saint-Denis, conseiller à la cour, qui s’était fait dérouiller devant le palais de justice par un mari jaloux mais pas seulement… à qui il avait refilé le passe-partout lui donnant accès à la cour d’appel, qui s’en servait pour lire les dossiers de ses petits camarades… Et patati et patata…
Vous noterez aussi au passage que Madame Huguette, sous protection fonctionnelle permanente, fait systématiquement payer aux contribuables réunionnais ses avocats… métropolitains… Vous noterez encore que ni Lebreton, ni Maillot, ni Sitouze, ni Bédier, ni l’Huguette Bello n’ont jamais attaqué en diffamation mes éditos lorsque qu’ils font état des dizaines d’emplois politiques et familiaux recrutés par la Région, contrats signés par Huguette Bello, présidente de Région, dont ceux de ses deux neveux, mais aussi des frères, sœurs, cousins, colistiers, militants de sa clique politique, vice-présidents, député, maires…
Que l’Huguette Bello n’a non plus jamais attaqué en diffamation mes éditos faisant état de la procédure d’attribution de la délégation de service public, DSP, du réseau Car Jaune par la Région à Bruno Fontaine pour un montant de 226 millions d’euros pour une durée de 7 ans…
Que l’Huguette Bello enfin n’a jamais attaqué en diffamation mes éditos dans ce qui semble être un complot politique daté de 2024 visant à salir Jacques Técher, ex-maire de Cilaos… Complot dans lequel sont en première ligne l’Huguette Bello, la sénatrice Corbière, l’UFR, la famille Nassibou au grand complet, tout particulièrement Laïla Nassibou, maire toute fraîche de Cilaos, mais aussi des gendarmes dont un vrai et des faux…
Je ne doute pas que, dans ces trois affaires, l’attitude des deux parquets, de Saint-Denis tout particulièrement, a de quoi étonner, c’est le moins que l’on puisse en dire. Si l’on se souvient de la rapidité d’exécution avec laquelle Didier Robert, André Thien Ah Koon, Joseph Sinimalé, Jean-Paul Virapoullé furent déquillés, procès compris, la lenteur, plus de 4 ans pour l’une d’entre elle, est pour le moins surprenante…
Fabienne Atzori, procureure générale, est parfaitement informée des trois affaires que je viens de citer. Elle l’est notamment par courrier en date du 4 avril 2026 de Jacques Técher, ex-maire mais toujours vice-président de Région, président de la CDSP, qui l’informait avec les détails qui vont avec « d’une situation procédurale délicate me concernant dans deux affaires connexes, complot politique et Car Jaune, qui relèvent de votre ressort et de solliciter votre autorité pour en assurer la coordination… »
C’est donc trois affaires, en trois volets, que je vais, le temps de trois samedis, si bien entendu il plaît à Dieu, vous raconter avant de retourner au bled, dans ma guitoune, histoire de prendre le temps de buller à l’ombre de mon chameau…
La première concerne le complot politique géré, il est vrai, par le parquet de Saint-Pierre, vu que Cilaos est dans le ressort de la juridiction sudiste. Parce que la cheffe du parquet de Saint-Denis, Véronique Denizot, est, selon les « mis en cause », intervenue indirectement dans cette affaire qui démarre façon Cornecul des hauts pour finir en complot politique… Que les « mis en cause » évoquent la cheffe du parquet de Saint-Denis comme destinataire d’une lettre à charge contre Jacques Técher, préparée à l’avance. Bafouille qu’Huguette Bello et la sénatrice Corbière se proposaient de faire signer aux sœurs Técher, Nella, Jacqueline, Corinne…Je n’ai pu résister à la tentation d’agrafer cette affaire au revers de la gandoura de la cheffe du parquet de Saint-Denis, bien que le déroulé de l’enquête gérait par un gendarme sous la houlette du procureur sudiste a de quoi, là aussi, surprendre, compte tenu des personnalités politiques mis en cause…
Ce complot politique prend sa source au sein de la famille Técher, 13 enfants, garçons et filles, une succession qui tourne mal, des histoires de famille dont certaines évoquent un secret de famille, sous la forme d’un mystérieux livre de mémoire un tantinet scabreux qui remonte à la surface… L’histoire de ce bouquin fantôme, que personne n’a vu, est racontée par l’une des sœurs, Nella Técher, fortement perturbée, sous médicaments, en déprime permanente, qui se traîne de malaise en malaise, qui vit en Espagne, à Barcelone…
Racontée aussi par une tante des Técher, Liliane Nassibou, qui réclame un bout de l’héritage, qui n’aura rien, qui jalouse les Técher, qui s’est rapprochée de sa nièce Nella Técher histoire d’éclabousser le maire, vu que Liliane Nassibou veut caser l’un de ses enfants à la mairie de Cilaos, à la place de son neveu Jacques Técher…
Tata Liliane Nassibou, informée de l’existence du bouquin, qui connaît jusqu’au bout de sa langue particulièrement fourchue les secrets de famille des Técher, notamment ceux qui visent Jacques Técher, informe sa copine Huguette Bello, présidente de Région, en guerre depuis octobre 2023 avec le maire de Cilaos, qui est aussi vice-président de Région… En guerre ouverte depuis octobre 2023, avec l’envie de virer Jacques Técher de la CDSP dont il est président, depuis que le vice-président Técher a pris position contre l’acquisition de 72 bus diesel par la Région.
Parce que les faits racontés par Nella, sœur de Jacques Técher, sont à connotation sexuelle, Huguette Bello fait entrer dans la danse la sénatrice Évelyne Corbière Naminzo, qui est aussi présidente de l’UFR, Union des femmes réunionnaises, la machine à châtrer les mâles ennemis de l’Huguette Bello…
Aurélino Nassibou, fils de Liliane, employé de Région comme « chef des routes », est programmé pour prendre la mairie… Parce qu’il se fera piquer à utiliser les hélicos payés par la Région pour ravitailler son gîte au Parc Dennemont en boustifaille et boissons, Aurélino laissera la place à sa sœur Laïla Nassibou…À la suite d’un long conciliabule téléphonique entre tata Nassibou et Nella Técher, Aurélino Nassibou s’en va la chercher à Barcelone ; elle sera hébergée à Saint-Gilles dans un studio appartenant à l’UFR…
Et la fine équipe de ribouldingues Bello, présidente de Région, Corbière, sénatrice, tata Liliane, sa fille Laïla, les frangins dont Aurélino et un autre employé aussi à la région vont faire croire à cette pauvre Nella Técher qu’elle va être entendue dans les locaux de l’UFR non par « des gendarmes mais par des privés assermentés gendarmes (?) par la procureure » parce que, lui dira la sénatrice Corbière, « la procureure de Saint-Denis avec qui nous sommes en contact se méfie des gendarmes… » Sachant Nella Técher pour le moins bizarre, la fine équipe d’enquêtrices en jupon la fera examiner par une copine psychologue qui jugera la patiente « saine de corps et d’esprit »…
Au cours d’une « audition » dans les locaux de l’UFR, en présence de la sénatrice Corbière, de tata Nassibou et de sa fille Laïla, Huguette Bello, présidente de Région, va téléphoner aux États-Unis à Jacqueline Técher, l’une des sœurs Técher, dans le but de confirmer les histoires de sexe familiales mettant en cause Jacques Técher… « À peine le temps de démentir, d’entendre Huguette Bello lui dire qu’elle va recevoir une lettre qu’il faudra adresser à la procureure, dira Jacqueline Técher, qui a enregistré le jour, l’heure et le numéro de téléphone de la présidente de Région, la conversation va s’arrêter à la suite d’un sérieux malaise de sa sœur Nella Técher.
Lettre adressée à la procureure Véronique Denizot, que j’ai sous le nez, à charge contre Jacques Técher, que la sénatrice Corbière, depuis l’UFR, avait aussi adressée à Corinne, une autre sœur Técher, le 10 décembre 2024, suivie d’un affectueux petit mot d’explication, que j’ai aussi sous le nez, que je vous propose de lire, histoire de vous distraire …
C’est ainsi, prévenu par sa sœur Jacqueline, que Jacques Técher portera plainte le 24 juin 2025 au parquet de Saint-Pierre contre Huguette Bello, présidente de Région, Évelyne Corbière Naminzo, sénatrice, présidente de l’Union des femmes de La Réunion, l’UFR, la famille Nassibou…
En l’état et à ma connaissance, c’est un seul gendarme, Yohan F…, qui en remplace un autre, qui est chargé d’auditionner par téléphone les 13 frères et sœurs de Jacques Técher, qui n’a toujours pas été entendu. Jacqueline Técher en revanche l’a été par téléphone par Yohan le pandore un tantinet perspicace qui, sans rire, n’a pas trouvé « normales » les auditions de Nella Técher par la clique de l’Huguette Bello…
À ce jour, en l’état et à ma connaissance, ni la procureure Véronique Denizot évoquée par les « mis en cause », ni Huguette Bello, ni la sénatrice Corbière, ni aucun des Nassibou, ni les frères, ni tata-mère, ni fifille-maire de Cilaos, ni ces dames de l’UFR n’ont été entendus…
À ce jour, en l’état et à ma connaissance, les faux gendarmes privés courent toujours…
Je vous demande simplement d’imaginer les suites judiciaires si Didier Robert, Joseph Sinimalé, Jean-Paul Virapoullé ou bien alors André Thien Ah Koon avaient monté une telle embrouille, un tel abus de faiblesse, un tel complot politique…
Et je vous laisse jusqu’à l’édito de samedi prochain, dans lequel il sera évoqué le deuxième volet des affaires gérées par la cheffe du parquet de Saint-Denis, qui débute par le signalement transmis au PNF le 19 janvier 2026 au sujet de la procédure d’attribution de la délégation de service public, DSP, du réseau Car Jaune par la Région Réunion, contrat d’un montant de 227 millions d’euros « gagné » par un seul candidat, Bruno Fontaine, ambulancier-pinardier de Cilaos…
Je vous laisse non sans avoir chaudement félicité Cyrille Melchior, président du Département, qui vient d’embaucher au sein de son cabinet, histoire de lui renvoyer l’ascenseur, le dénommé Fabrice Marouvin, jadis tonton flingueur de la droite réunionnaise saint-pauloise qui imagine, dit-on, s’imposer aujourd’hui sous peu et sans rire leader de la droite saint-pauloise…
Il n’y a pas que la zistis de macro dans ce département…
Jacques Tillier
jtillier974@gmail.com