Erick Fontaine semble être un sacré farceur, ça n'est pas d'aujourd'hui, qui vient pourtant de rafler, associé à Philippe Robert, sorte de gourde sur pattes, fils de Roland, l'ancien maire communiste, le fauteuil municipal de La Possession à Vanessa Miranville, la Castafiore de son petit nom gâté qu'elle me doit, pour son addiction, plutôt pénible d'ailleurs, pour celles et ceux contraints hier de l'entendre et d'applaudir en transe, à pousser la chansonnette en public, qui devra dorénavant se contenter de se gazouiller en solo le répertoire de Mireille Mathieu sous le bras, face à la glace de sa salle de bain…
Erick Fontaine qui vient d'annoncer, en faisant rouler les tambours, qu'il a très légèrement baissé ses indemnités sans dire toutefois qu'il se palpe encore, en attendant la retraite, 80 % de son salaire de fonctionnaire territorial départemental, sans dire non plus qu'il se ramasse quelques sous de sa vice-présidence au TO, sans dire surtout qu'il y a très longtemps, des mois, des années, qu'il n'a pas mis les pieds dans son bureau au Département, faisant de lui un fictif plein pot sous le nez de son employeur, Cyrille Melchior, président du Département et du parquet de Saint-Denis…
Et ça n'est pas depuis que ce farceur doit gérer une ville de 35 000 habitants, un budget de 85 millions que l'Erick Fontaine retournera au Département et au boulot… Pas demain non plus que le Cyrille Melchior, dont l'élection ne dépend que des maires, s'en ira porter le pet chez Véronique Denizot, procureure…
Et c'est ainsi que d'autres farceurs de gauche ou assimilés se distinguent, se gavent, intouchables, à l'image de l'Emmanuel Séraphin président du TO et de tout un tas d'autres machins… À l'image aussi du judas de gauche, Patrice Selly, avocat, maire de Saint-Benoît, qui se palpe à ce titre, au mois, en brut et en euros, pas en Tikatsou… 3 452,55 €, auquel il faut ajouter 5 960 euros parce qu'il assure la présidence de la CIREST…
Ce faisant, le cumul des deux rémunérations lui fait dépasser le plafond autorisé par la loi, ce dont semble se foutre royalement et l'avocat-maire et la cheffe du parquet de Saint-Denis qui, pour un loyer de 2 800 euros trop perçu, s'est déquillée illico presto et en plein vol Didier Robert, alors président de Région…
C'est ainsi, à ménager la gauche, à dérouiller la droite que ce département est depuis quelques années tenu par les urnes entre les mains d'une certaine catégorie de magistrats, laxistes à gauche, intransigeants à droite, qui se sont chargés de redessiner l'organigramme politique de La Réunion, tel qu'il apparaît maintenant à la suite des dernières municipales, laissant aux électeurs de gauche le soin de le colorier, en rouge plutôt vif… Vu que les autres, électeurs de droite, n'avaient plus grand monde à se mettre dans l'urne parce que la magistrature, Dieu parfois et les ténors, qui avaient depuis le temps étouffé les jeunes qui montaient, étaient passés par là…
Et c'est ainsi, avec ce genre de farceur, que La Réunion est à la ramasse sous protection étatique d'une préfectorale contrainte de louvoyer entre la Région de l'Huguette Bello et Macron avec le souci de ne déplaire ni à l'une, ni à l'autre, même pas aux ministres de ce gouvernement, d'autant que la plupart de celles et ceux qui passent dans le coin, rescapés des remaniements passés, s'en foutent, n'aspirent qu'à durer un peu plus longtemps que les autres, à la condition que l'on ne vienne surtout pas les emmerder…
À l'image du dernier visiteur, celui de l'enseignement supérieur, Philippe Baptiste, dont nous causerons dans quelques lignes en même temps que nous évoquerons la France à la ramasse du fait d'un gouvernement de jeanfoutre et de l'Emmanuel Macron, fort avec les faibles, faible avec les forts, qui se met à parler pataouète, « mabouls », langage spécifique populaire des Français d'Algérie que parlait Albert Camus… Langage où se rencontrent diverses cultures, arabes, françaises, juives, espagnoles, italiennes…Pieds noirs qui détestent ce président à force de les insulter, de les « manquer »…
Et c'est ainsi, pour en revenir aux farceurs et au Département tenu par les urnes par une certaine magistrature, que la présidente de Région fait la pluie et le beau temps, qui règne aussi via ses oligarques sur trois autres collectivités, CASUD, CIREST, TO, qui use et abuse du pognon du contribuable, qui vient d'étouffer 2 millions de dettes d'octroi de mer à un copain de longue date, Bernard Hayot, président du groupe Hayot, associé à François Caillé dont il me semblait qu'il avait aussi vendu son affaire d'huile à ce groupe antillais qui fait la pluie et le beau temps à La Réunion, ce qu'il fait de moins en moins aux Antilles…
Une affaire révélée par Clicanoo, dénoncée en conférence de presse par Vianney Settama, porte-parole de la plateforme des transporteurs…
Une affaire dont, bien évidemment, pas un autre canard de la place ne cause, affaire dont le parquet de Saint-Denis, au moins sur initiative, devrait se saisir ainsi que d'autres -celle des cars jaunes par exemple, le PNF vient de faire passer ce dossier au parquet de Saint-Denis-. Affaires de terrains et cars jaunes où patauge Bruno Fontaine, accessoirement pinardier à Cilaos, actionnaire d'Air Austral, copain de l’Emmanuel Séraphin et patati et patata…
Air Austral, compagnie régionale, dont je vous disais la semaine dernière qu'elle battait furieusement de l'aile dans les trous d'air passés et à venir, à ce point qu'il faudrait que les actionnaires et la Région, qui a déjà investi depuis le temps pas loin de 170 millions d'euros, remettent au pot, ce qui ne semble pas être dans l'air du temps…
Région, département, acteurs du monde économique, préfet, représentants de l’État…assez cons pour valoriser la concurrence comme ce fut le cas cette semaine qui s’en sont allés, sapés mirobolants, sari pour madame, costume cravate pour monsieur, à la Villa Lenoir à Saint Denis festoyer au lendemain du vol inaugural de la compagnie indienne Indigo…Façon typiquement française « de scier la branche sur laquelle nous sommes assis » selon les bons mots de l’Hugues Marchessaux, directeur d’Air Austral, qui n’accuse forcément que la presse et pas ces ahuris de saper la compagnie régionale…
Trous d'air qui expliquent pourquoi les syndicats des pilotes SPL, SNPL, montent en ligne face au manque d'information flagrant de la part de la direction, de la Région, des actionnaires qui envisagent une fois encore de couper de très près la barbe des salariés, sous couvert de la forte hausse du fuel qui pourrait mettre en danger immédiat la compagnie régionale…
Sauf que le danger vient aussi de la direction qui, à force de se regarder le nombril ferait bien mieux de colmater les fuites d'huile de ses coucous, de la flotte d'Air Austral, à ce point que les usagers seraient en droit de réclamer des sièges en état de marche, mais surtout, au mieux une ristourne sur l'extravagant prix des billets sur cette compagnie, au pire une prime de risque à partager avec le personnel navigant qui aurait son mot à dire sur la fiabilité des avions de la compagnie régionale...
C'est ainsi que le Boeing 787 immatriculé F-OLRC, qui avait été coincé deux jours à Tananarive, l'a été mais à Mayotte cette fois, d'où il est reparti jeudi dernier vers CDG…
Problèmes récurrents qui s'expliquent parce que les deux 787 ont été achetés en mode abruti et fier de l'être en 2017 par Air Austral, et au rabais, deux pour le prix d'un, à Boeing trop content de se débarrasser d'avions qu'il n'arrivait pas à vendre, parce que peu fiables, parce que modifiés sans cesse, parce que c'était les premiers d'une série… Les fameux « Terrible Teens ».
Sur les trois Airbus A220, deux seulement sont en état de voler ; le troisième, immatriculé F-OLAV, est stocké à Riga en Lettonie, d'où il ne repartira jamais plus, vu qu'il n'a pas de moteurs et qu'il n'est pas près d'en avoir, ce qui explique qu'il s'en trouve toujours un en croix, « grounded » comme on dit dans le jargon… Vous me direz que c'est toujours mieux qu’une avarie en plein vol…
Le moment de rappeler que les élus avaient rendu un avis défavorable à l’acquisition de cet appareil, qui posait déjà de nombreux problèmes à la compagnie helvétique Swiss dès 2016…
Restent les trois Boeing 777, dont l’un des moteurs s’est lui aussi mis à poser problème lors d’une visite boroscopique… Une inspection qui consiste, à l’aide d’un boroscope, à explorer les entrailles du moteur, et non celles de la Région, hélas… En général, dit-on, ce type de contrôle permet d’identifier diverses anomalies, entraînant une limitation du nombre de cycles de démarrage, puis, inévitablement, une nouvelle inspection du moteur… L’avion peut rapidement se retrouver alors cloué au sol, une fois encore « grounded » …
Celui-là, Philippe Baptiste, ministre de l'enseignement supérieur, est venu, comme les autres, payé par le contribuable, en classe business mais avec Air France, apporter la bonne parole de son président Macron qui, entre deux ou trois couillonnades, s'en est allé demander à ce que les médecins algériens d'Algérie viennent exercer en France sans passer par la case examen, sans se mettre au niveau des médecins français, les meilleurs au monde, histoire de combler le déficit des toubibs français de France…
Après s'être fléchi du genou devant l'Huguette Bello, la présidente de Région n'a pas autorisé le ministre à remettre dans l'axe son protégé Jean-François Hoarau, président de l'Université, doté d'un gros trou, entre 6 et 10 millions dans la caisse…
Ce qui n'a pas empêché cet LFI de président de l'Université de se servir des outils de sa boutique, du personnel et des étudiants qui vont avec, pour faire de la politique d'extrême gauche, faire élire le Chaussalet maire du Tampon, pour lui refiler quelques petites mains à la CASUD, au cabinet…
Croyant malgré tout y aller en terrain conquis, le Baptiste de ministre s'en est allé causer avec les étudiants de la faculté de santé, en deuxième cycle, autrement dit les externes…
Et le ministre de tomber sur un os face à des étudiant(e)s qui l'ont remis dans l'axe…
Faut savoir qu'à La Réunion, c'est spécifique car nulle part ailleurs par manque de places en externat 170 étudiants en moyenne se présentent chaque année pour 42 places ; un étudiant, après avoir passé le concours, est contraint de se retaper deux ans en faculté…
Une fois externe, c'est avec le salaire de 310 euros le mois qu'ils assurent une formation « professionnalisante », qu'ils participent au fonctionnement hospitalier, tâches médicales bien au-delà des 35 heures… La seule formation de France et de Navarre où des étudiants salariés, impliqués à ce niveau de responsabilités, sont rémunérés ainsi, à peine 21 % du SMIC…
Ça n'est pas tout… À La Réunion, le corps pédagogique et administratif de la faculté est en sous-effectif chronique alors qu'ils doivent préparer au concours de l'internat, accompagner les étudiants de plus en plus nombreux, améliorer l'enseignement...
Il suffirait de trois postes administratifs supplémentaires pour débloquer une grande partie des dysfonctionnements actuels.
Il en a dit quoi, Baptiste, le ministre… ?
Quelques conneries, dont une qu'il n'aurait jamais osé dire en métropole : que les étudiants, certes sous-payés, peuvent trouver du boulot...
Sauf que les étudiants, en médecine exclusivement, enchaînent les concours, les cours, les stages hospitaliers, les enseignements obligatoires imposés au niveau national, comme le Service sanitaire -toujours non rémunérés- la santé environnementale ou encore la santé numérique.
Autre connerie que le Baptiste ne se serait pas risqué à raconter en métropole… Le salaire de 310 euros s'expliquerait en contrepartie d'une dette liée à la gratuité de l'enseignement supérieur en France.
Sauf que former un étudiant coûte à l'État et par an dans les 15 000 euros, 120 000 euros sur l'ensemble du cursus, alors qu'un externe bosse pendant trois ans, tâches administratives, examen clinique, participation aux soins…
Alors que les externes, toujours étudiants, contribuent au fonctionnement hospitalier quasi gratuitement pour l'État, les hôpitaux qui, de ce fait, économisent, par étudiant et par an, plusieurs dizaines de milliers d'euros…
Et la dette dont parle le Baptiste est tout simplement amortie, sinon remboursée, avant même la fin de l'externat…
Flanqué des représentants de la Région, du président de l'Université, du recteur, d'un certain nombre de fayots, des représentants de l'État et de la faculté qui regardaient le bout de leurs pompes, le Baptiste de ministre, dans le pur style de la macronie, après avoir bêtement rappelé qu'il n'était pas élu mais nommé, s'en est retourné au ministère sans apporter de réponse ni aux trois postes manquants, ni à la faculté de médecine malade qui chancelle, ni aux étudiants qui portent en partie sur leurs épaules la charge des concours et de l'hôpital…
Et c'est ainsi que la France, tout comme La Réunion, est à la ramasse, que la santé, la médecine, l'école, la justice, l'université sont à la rue… Que la police est dépassée, que les gendarmes se la bouclent mais n'en pensent pas moins, que la délinquance se porte bien, itou de l'antisémitisme, de l'immigration officielle et clandestine…
Et je vous quitte en pataouète, puisque ce langage a été adopté par Emmanuel Macron, ce drôle de « zouave », ce « falso », faux cul en français, de président de la République en fin de règne, « un pois chiche » à la place du cerveau, qui fait le « zazou » devant les militaires sur la « puissance de la France » qu’il amène c’est selon dans la « zoubia » ou le « gourbi »…
Sorte de « cucu la praline », qui « fait de l'huile » devant Tebboune chef des fellaghas, le Hezbollah, l'Iran, les gardiens de la révolution, nos banlieues…
Un drôle de « zouave », en « peau de zebi », « une main devant et l'autre derrière », « une arapède » dont il nous tarde qu'il retourne « fissa » à « Tataouine-les-Bains », « au bled » d'où il vient, « et patins et couffins… »
J. Tillier — jtillier974@gmail.com
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