Alors qu’en métropole, principalement dans certaines villes et banlieues, sur fond de revendications lycéennes ouvertement attisées, détournées par l’extrême gauche, Mélenchon, ses élus, ses députés, une guérilla urbaine qui ne ressemble en rien à des lycéens désespérés ne semble pas faire relâche surtout pas ce samedi… À La Réunion, la croisière s’amuse, la clique des intouchables judiciaires patauge dans les affaires mais poursuit sa route très au large du parquet de Saint-Denis, parfois même des services de l’État…
Céline Sitouze, huitième vice-présidente en charge des lycées et maire « exemplaire » de Sainte-Marie, se demande tout de même où pourrait bien l’emmener Laurent Médéa, son petit protégé dont elle a fait son directeur de cabinet, qui s’est récemment récolté 13 millions 360 680 euros de subventions généreusement distribuées par la Région au titre d’une très critiquable société de formation spécialisée dans l’audiovisuel, Kreativ Formation, dont il est le gérant…
Passée la question, rassurée par les services de l’État qui regardent ailleurs, par la passivité du parquet dionysien à son endroit, à l’envers aussi, Céline Sitouze s’en est allée cette semaine remuer du mollet et du bas du dos en gigotant avec les anciens de la commune avant de se filmer à mijoter un cari pattes cochon sur sa page Facebook, non sans avoir oublié d’agiter ses dizaines d’embauchés politiques, des militants, agents contractuels en poste dans les lycées du département…
Des lycées dont la compétence relève de la région, dont Céline Sitouze conseillère régionale, vice-présidente en a la charge…
Huguette Bello, présidente de Région partie battre carré quelques jours en Chine, à Pékin et Tianjin, a longtemps blablaté avenir de La Réunion avec les Chinois de Chine dont il n’est un secret pour personne, surtout pas de nos services spéciaux, qu’ils cherchent avant tout à profiter de ce genre d’idiots utiles pour étendre leur hégémonie partout où ils le peuvent… Après avoir virevolté la tête sous l’aile, de-ci de-là, à la télévision, en causant français, pas en créole vu que le Chinois de Chine n’est pas formé à la traduction du créole réunionnais…
Dans l’avion d’Air Austral, compagnie régionale dont on causera sous peu, qui la ramenait à la maison, madame Huguette, rassurée elle aussi par la passivité du parquet et de la préfectorale, se demandait tout de même, relativement inquiète, où risquent de l’emmener Sitouze, sa huitième conseillère régionale, et Laurent Médéa, directeur de cabinet à tout faire de la maire de Sainte-Marie…
Laurent Médéa, protégé de la présidente de Région et de Céline Sitouze dont il est le directeur de cabinet multicartes, formateur, producteur, réalisateur, anti-zoreils, loser, affairiste, docteur en sociologie et patati et patata… Bénéficiaire de 13 millions 360 680 euros de subventions régionales, ce garçon est assez couillon pour ne rien se demander vu qu’il plane depuis qu’il est entré à la Région, par la grande porte du quatrième étage, dans le cercle des intouchables judiciaires, dans la rondavelle des amis du directeur de cabinet de la présidence, Idriss Omarjee…
Depuis trois semaines, Jean Laurent Frédéric Médéa raconte bêtement, plutôt fier de ce qui lui tombe sur le coin du nez, qu’il est dans le collimateur de l’édito du samedi parce que noir et réunionnais… Et d’opiner du bonnet, ses petits camarades et son pote député Frédéric Maillot, chef de bande des révolutionnaires péi, wokistes subventionnés par l’État colonial français…
Trois semaines maintenant que personne ne bronche, ni Laurent Médéa, ni Céline Sitouze, ni Huguette Bello, ni son cabinet, qui ont pratiquement forcé les services de la Région, qui le confirment, à refiler plus de treize millions à un machin spécialisé dans l’audiovisuel, Kreativ Formation, gérant Laurent Médéa, dont je puis vous assurer aujourd’hui que les prestations qualifiées de « bidons » par les fonctionnaires territoriaux responsables des services culture et cinéma à la Région Réunion ne valent ni tripette ni 13 millions 360 680 euros…
Parce que ne bronchent non plus ni les autorités judiciaires, ni le préfet représentant l’État, ni ses services chargés notamment de légaliser les faits et gestes des collectivités… J’ai tout simplement écrit jeudi dernier au préfet Patrice Latron avec copie, pour le cas où elles n’auraient pas lu les éditos, aux deux autorités judiciaires, Véronique Denizot, procureure, cheffe du parquet dionysien, et sa supérieure hiérarchique, Fabienne Atzori, procureure générale…
En copie aussi Cyrille Melchior, président du Département, histoire de tenter de réveiller, peut-être enfoui entre l’estomac et l’entrejambe, le courage, celui d’apostropher Huguette Bello, cheffe de la clique des gens de la gauche radicale, tendance LFI, parce que le président du Département envisage de prendre courageusement la tête de la droite réunionnaise…
C’est ce courrier que vous avez sous le nez ce matin, dont je n’espère pas grand-chose vu que, vous les avez sous le nez aussi, une série de photos mettent en scène le préfet Latron, aux côtés de Dany Leveneur dont nous reparlerons le temps de quelques paragraphes… Photos de famille prises il y a quelques jours, reproduites sans rire, sans remords non plus, lundi dernier sur la page Facebook du Medef, par Maryse Do Ki Thonon, directrice de cabinet du Medef… Une madame fine connaisseuse des embrouilles de Dany Leveneur alias le rouquin lorsqu’elle était employée, avec le brio que l’on sait, au service économique de la Région du temps de Didier Robert puis sous Huguette Bello…
Lire la lettre au préfet — 2 pages (PDF) →
Proximité du représentant de l’État, du maire de Saint-Pierre David Lorion, de Katy Hoarau, présidente du Medef… avec Dany Leveneur, fait récemment aux pattes par les magistrats du Parquet européen, pour diverses magouilles et carabistouilles d’envergure réalisées avec les fonds européens… Proximité visiblement sans gêne qui aurait tendance à montrer aux citoyens que le Medef et Patrice Latron, préfet, représentant l’État, n’en ont strictement rien à foutre des affaires judiciaires dans lesquelles pataugent des élus et leurs copains, principalement de la Région Réunion. Proximité et tendance préfectorale qui devraient, par ricochet, amener ma bafouille et les 13 millions 360 680 euros qui vont avec se faire classer sans suite avant de finir dans le fond de la poubelle préfectorale…
Cette parenthèse momentanément fermée, faut que je vous dise tout de même qu’il y a un certain nombre de techniciens, producteurs et réalisateurs locaux, zoreils et réunionnais, sur le cul à la lecture de l’édito, en apprenant la subvention de plus de treize millions, qui racontent avec détails mais en cachette, par trouille de se faire occire quelques rares et légères subventions, comment la Région, les cultureux à la mode Médéa nivellent la culture par le bas, se gavent entre copains, chassent, traquent le blanc, le zoreil…
Il serait alors judicieux que les syndiqués de « REYONE », syndicat des producteurs réunionnais, lèvent le nez, ouvrent les yeux et causent… Ce qui permettrait notamment de faire obstacle à celui d’en face, un syndicat croupion tenu par Pantaléon et Médéa, SFCIAR, syndicat de la filière cinéma et image animée à La Réunion, composé de copains indirectement abreuvés par la gouttière Région-Médéa…
Un syndicat fortement anti-zoreils à l’image de l’Huguette Bello qui donne le ton, ne se prive pas, en toute impunité, de remarquer lors de visites sur les tournages des uns et des autres « qu’il y a beaucoup de blancs ici… »
Des fonctionnaires territoriaux qui causent, et je mets au défi l’Huguette Bello de prouver le contraire… Des fonctionnaires gênés aux entournures, perturbés, qui unanimement s’étonnent, s’indignent, mais de très loin et en douce, que la présidente de Région, son cabinet et Céline Sitouze puissent à ce point ouvrir les vannes aux dossiers présentés par Médéa alors qu’il est avéré que les demandes de subventions de Médéa reniflent la magouille, que, je cite : « … les pièces comptables manquent souvent à l’appel, que les factures sont pour le moins bizarres, que les formations sont bidons… «
Des fonctionnaires, et non des moindres, qui racontent que Médéa fait à la Région, dans les services, la pluie et le beau temps… Au passage, cette anecdote… Celle d’un documentaire réalisé à la gloire d’Osman Mooland Transport en partenariat avec RF Zéro qui, au passage, a refilé 50 000 euros d’argent public à Médéa à la demande d’Elyas Akhoun… Médéa s’était fendu d’une bafouille à l’Huguette Bello pour s’étonner que les services de la Région ne lui aient refilé que 200 000 euros pour ce documentaire, qui en a pris 300 000 dans la foulée après intervention de la patronne…
13 millions 360 680 euros alors que l’enveloppe Région pour le cinéma est de 4 millions au lieu de 5 millions précédemment… Une gabegie, un scandale financier, une escroquerie, un nivellement par le bas, un racisme, un copinage assez flagrant, qui fait jaser à ce point que l’AFR, Film Réunion, longtemps présidée par Médéa, le soit maintenant, contraint et forcé, présidée par l’Huguette Bello, sous un autre nom, en lieu et place de l’AFR, la MCJV, Maison du cinéma et du jeu vidéo…
Nivellement par le bas, gabegie, copinage, abrutissement populaire… qui n’ont pas échappé à Alain Séraphine, fondateur du cinéma d’animation réunionnais et de structures liées au développement du cinéma… Qui n’a pu s’empêcher de renvoyer sèchement dans les cordes Frédéric Maillot, député, qui encensait son pote Médéa lors d’une sorte de conférence sur le cinéma à La Réunion…
Et revoilà Dany Leveneur, bien nommé le rouquin, visiblement reposé, tout juste après sa sortie de garde à vue par les gendarmes et magistrats du Parquet européen… Il est là qui pose crânement aux côtés du préfet, pas loin de Katy Hoarau, Medef, lors de la mise en route de la seule cartonnerie réunionnaise, propriété de Dany Leveneur père et Samuel Leveneur fils… Le préfet qui a salué « … l’audace, le courage et l’engagement de l’entreprise… » n’a visiblement pas eu le temps de préciser si les fonds européens avaient été utilisés par le rouquin pour cette cartonnerie…
Enquêteurs et magistrats du Parquet européen qui venaient de saluer à leur façon les détournements des aides agricoles pratiqués avec audace, courage et engagement par Dany Leveneur par le biais de ses entreprises LMD et SICATAR de 2019 à 2026… Détournements, délits de fraude aux subventions européennes, travail dissimulé, fraude fiscale, abus de biens sociaux, j’en oublie certainement… En attendant la suite, le rouquin s’est tout de même fait geler ses comptes bancaires et quelques biens immobiliers à hauteur de plus de 4 millions d’euros, a tenu à préciser le Parquet européen…
Histoire de rappeler le bon temps et de remettre à jour le fichier de la préfectorale sur les truands à col blanc, revoici quelques passages de la vie et de l’œuvre du rouquin Leveneur, chef de bande du cartel LMD-SICATAR, parrain du monopole de la filière fruits et légumes, qui s’est enrichi, sous le nez bienveillant de la DAAF et sur le dos des paysans, des gueux mis en servage, exploités outrageusement, par l’URCOOPA aussi…
Chef de bande, cartel qui se sont enrichis à force de ramasser en toute impunité jusqu’à ce jour la galette des subventions, FEADER, fonds européens agricoles, délivrés malicieusement parfois par le Département en charge de l’agriculture… Et ça n’est pas Serge Hoareau, maire de Petite-Île, conseiller général, chargé des problèmes agricoles et de la distribution de la galette européenne, qui me dira le contraire…
Le moment de rappeler que Dany Leveneur, issu de la « famille Mesrine », petit nom gâté de la famille, ça ne s’invente pas, sort de l’ombre de bazardier, on s’en souvient dans les chaumières, après le braquage de la caisse d’une usine sucrière, mais surtout à la suite du décès, accidentel mais presque, le 31 mai 1995, de Jennot Gerbith, 32 ans, PDG de Réunifruit… Disparaissent aussi la valisette et le million de francs qui allait avec, posé sur le siège avant de la voiture… Réunifruit disparaît de la circulation mais pas Dany Leveneur et Lino, son papa, qui prennent possession des hangars et de la filière…
Plus rien n’arrêtera la montée de LMD-SICATAR, surtout pas la DAAF ni la douane qui, en 2020, l’avait pourtant douloureusement épinglé pour fraudes carabinées d’ail en provenance de Chine… Ses manières mafieuses de faire avec les paysans, d’éliminer celles et ceux qui lui font concurrence, jamais dénoncées par les paysans morts de trouille, font de lui aujourd’hui le patron incontesté de la filière fruits, légumes, ail et oignon…
À l’exception toutefois des époux Lebon, agriculteurs, salariés de LMD, qui le dénoncent, portent plainte et gagnent, qui se font rembourser 474 248,29 euros dont 200 000 pour préjudice moral après des années d’instruction contre Dany le rouquin, son expert-comptable, un certain Cédric Bourgeois…
Je n’allais pas quitter le cartel, le rouquin, la DAAF, service de l’État, Direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt, sans revenir sur mon dernier édito où j’évoquais les petits arrangements pas tous supposés entre la DAAF, le rouquin, l’Urcoopa, autre mafia agricole… J’ai cru comprendre qu’il y avait quelques fonctionnaires, fraîchement débarqués à la DAAF Réunion, qui posaient des questions jusqu’ici sans réponse…
En voilà une de réponse, à titre d’exemple… L’histoire s’est passée à Saint-Pierre, dans les jardins de la sous-préfecture sudiste, le sous-préfet à la fenêtre… Un certain Olivier Degenmann, directeur général adjoint de la DAAF, s’était fait offrir par l’Urcoopa, cuisinier compris, un gigantesque pot de départ… J’avais à l’époque, en 2020, publié dans un édito le menu que je ne retrouve pas, itou du cadeau que lui avait offert la direction de l’Urcoopa histoire de sceller les conflits d’intérêts…
De mémoire, c’était gargantuesque, l’Urcoopa avait convié toutes ses coopératives à cracher au bassinet… Je me souviens qu’en plus du cochon de lait, du mouton qui tournaient sur les broches, il y avait des grillades par dizaines, saucisses, merguez, brochettes, plats cuisinés, rougail saucisses, des desserts à foison, glaces et gâteaux, des fruits, des jus, du pinard local, du bordeaux, quelques vieux rhums de chez Isautier…
Et je vous laisse jusqu’à samedi prochain, s’il plaît à Dieu bien évidemment, avec le volet républicain de la série présidentielle consacrée, juste après le RN, depuis samedi dernier au LR réunionnais, parti gaulliste qui a bâti avec Michel Debré La Réunion… Représenté aujourd’hui par 250 adhérents, ils étaient une petite centaine un de ces derniers dimanches à évoquer, si je puis dire, l’horizon du parti quasi sudiste dont l’avenir va exclusivement dépendre de Bruno Retailleau, de ses alliances avec le RN, de son score à la présidentielle si toutefois il y va…
Un avenir plutôt sombre pour des raisons d’alliances contre nature avec Huguette Bello déjà évoquées du temps de Michel Fontaine aux manettes, dont l’histoire réunionnaise retiendra qu’il n’est pas seul à avoir bousillé ce parti, Viviane Malet, sénatrice, copine de l’ex maire, l’ayant aidé à garrotter le parti…
La reine maire Victoria René-Paul, jadis maire de Saint-Denis et député gaulliste, l’a détruit à sa façon depuis Saint-Denis en faisant le pitre, la soubrette, l’enfant de chœur, le guide Michelin de Chirac lorsque, président de la République, il venait étendre ses grandes jambes en famille à La Réunion. Poussé une fois encore par les Parisiens, Bruno Retailleau aux manettes, qui ne connaît pas grand-chose de l’outre-mer, Victoria René-Paul s’en est allé fringant, sûr de son coup, aux municipales, en mars 2026, face aux socialistes, finir le travail, ratiboiser les gaullistes…
Sous la bannière LR, à la manière d’un vieux mâle dominant, René-Paul s’est pris une rouste, 3 667 voix, a récolté deux élus qui frayent depuis avec la majorité socialiste, Mattéo Rivière, encarté UDI parce que fils du chauffeur de Nassima Dindar, et Éline Hubert, fille de son bras droit… Loin derrière Gaëlle Lebon, à des milliers d’électeurs d’Érika Bareigts, socialiste…
Les socialistes dont le tour viendra samedi prochain, s’il plaît à Dieu bien évidemment.
En parlant de tour, je viens de voir et d’entendre sur France info que Pascal Prache, procureur financier, patron du PNF, Parquet national financier, lors d’un déplacement à Basse-Terre, en conférence de presse mardi dernier, entend renforcer sa présence dans les territoires ultramarins, « par le biais des cellules de liaison chargées de renforcer les échanges avec les acteurs locaux susceptibles de lui signaler des affaires… »
Dans la série « chacun son tour », dit autrement « larou i tourn » en créole dans le texte histoire de faire plaisir à Médéa…après Didier Robert, à condition toutefois de passer outre les directives de l’Élysée, d’avoir équipé sa « cellule de liaison » réunionnaise de puissants sonotones et d’épaisses lunettes de vue, il y aurait espoir de voir, un de ces quatre, Pascal Prache donner l’ordre à ses perdreaux et magistrats spécialisés de fondre sur la Région Réunion présidée par Huguette Bello, sa clique, leurs copains…
Vu qu’ici, comme en Guadeloupe, la clique de l’extrême gauche, plus ou moins indépendantiste, s’en donne à cœur joie, puise ou pique, c’est selon, dans les poches de « l’État colonial », sous le nez de la République bonne fille…
J. Tillier — jtillier974@gmail.com