Avant de vous disséquer le Joé Bédier, maire de Saint-André, repenti communiste, proche de la patronne, intouchable judiciaire lui aussi, que notre petit camarade Leroy fait délicatement pendouiller ce matin sur la corde à linge muni de sa breloque aux côtés de ses casseroles, j’ai deux ou trois autres sujets à vous mettre sous la dent…

Mais il faudra attendre samedi prochain quelques lignes seront consacrées à la liste de l’Emmanuel Séraphin qui semble rencontrer quelques difficultés avec les écolos, les socialistes aussi mais surtout avec la patronne pour avoir éjecté pas franchement élégamment l’une de ses copines, conseillère régionale, Laeticia Lebreton, en profitant de la visite ministérielle, après lui avoir longtemps fait croire qu’elle serait sur la liste…

Samedi prochain aussi pour faire sortir du bois la liste des chefs d’entreprises, celles et ceux qui mangent à tous les râteliers, poches grandes ouvertes, sous la gouttière municipale, de quelques officines, de presse, du Quotidien local, d’un imprimeur indélicat à la recherche d’impressions…Des mains tendues à faire la manche qui vont et viennent en soirée, par exemple chez Clavier, patron de DLC, se montrer, faire les beaux dans les réunions du Séraphin, vu que le maire de Saint-Paul détient, pour le moment du moins, les cordons de la bourse municipale, du TO aussi…

Un retour sur l’édito de samedi dernier s’impose, qui a fait son effet tant à Saint-Paul qu’ailleurs…

Qui n’a pas fini d’en faire, vu que les deux documents tout aussi exclusifs que ceux publiés samedi dernier, que vous avez en lecture ce matin, prouvent de façon formelle que l’Emmanuel Séraphin était parfaitement informé de l’ambiance détestable qui régnait au sein du service RH, du harcèlement moral dont ont été victimes Claude Perez et tout particulièrement Martine Hoarau, directrice des relations humaines…

Documents qui prouvent aussi qu’Emmanuel Séraphin était informé que la direction générale, Valérie Picard, que le Sébastien Guyon ne se contentaient pas d’harceler Martine Hoarau et Claude Perez : Ils faisaient subir le même sort à d’autres femmes de ce service…

C’est ainsi que Madame Marie-Emmanuelle Brégère, employée dans le service RH, sera contrainte de démissionner, non sans avoir, par courrier avec pour objet : « Signalement de faits de harcèlement » adressé à Emmanuel Séraphin, dénoncé les faits de « harcèlement institutionnel » dont elle a été victime, ainsi que le harcèlement moral que la direction générale faisait notamment subir à la directrice du service RH, Martine Hoarau…

C’est ce long courrier en date du 19 juillet 2022 que vous avez en lecture…

C’est la courte réponse en date du 22 juillet 2022 de l’Emmanuel Séraphin maire que vous avez aussi en lecture qui prend » connaissance des faits qui se sont déroulés au sein de la direction des Ressources humaines et que vous avez décidé de porter à ma connaissance » …et patati et patata…

Et surtout rien du tout…Pour ce qui concerne l’Emmanuel Séraphin…

Le judicieux parapluie judiciaire déployé par Véronique Denizot, procureure, cheffe du parquet de Saint-Denis, au-dessus de la tête du Séraphin permettra au maire de Saint-Paul de passer au travers des gouttes…Madame la cheffe du parquet de Saint-Denis, cheffe de l’enquête, n’ayant pas jugé utile de poursuivre le maire de Saint-Paul, qui avait pourtant connaissance des faits …

Seront en revanche poursuivis, mis en examen, dans l’attente d’un troisième procès : Valérie Picard, DGS, qui, au passage et sur PV, dénonce Séraphin qui savait, dit-elle ; Mustapha Omarjee, directeur de cabinet et, dans le rôle du chef de bande, exécuteur des basses œuvres, fayot notoire ; le troisième adjoint, Sébastien Guyon, harceleur patenté, bouc émissaire officiel, qui se fera payer par le contribuable dionysien les frais d’avocat dans le cadre de la protection fonctionnelle…

Je vous rappelle que ces documents font suite au signalement, à l’article 40, qui oblige tous fonctionnaires à dénoncer un délit auprès du procureur…

Qu’à la suite de ce signalement, Madame Denizot a été contrainte de confier l’enquête à deux officiers de gendarmerie qui ont auditionné tout le monde, Séraphin compris, en qualité de témoin assisté, à commencer par Tristan Floriant, auteur de l’article 40 alors qu’il était, à l’époque, premier adjoint dans la majorité municipale, qu’il est depuis dans l’opposition au Séraphin…

Vous noterez que, dans cette affaire de harcèlement moral et sexuel dans laquelle trois femmes, trois Réunionnaises, ont été victimes, contraintes de démissionner et de s’exfiltrer en métropole pour deux d’entre elles…La boutique, l’association, l’UFR, le bras armé de l’Huguette Bello, présidée aujourd’hui par la sénatrice Corbière, n’a jamais ni bougé un cil, ni interpellé Séraphin, ni remué du popotin, ni brassé de l’air sous le nez du chef de bande Sébastien Guyon, ni dénoncé l’Omarjee, ni la copine de l’Huguette, Valérie Picard…

L’UFR vient de se réveiller à Saint-Philippe, histoire de dénoncer, sans rire, par le biais d’un communiqué, les attaques sexistes et diffamatoires dont aurait été victime une femme, candidate aux municipales…

Il va de soi que le maire, Olivier Rivière, n’est pas vraiment un proche de l’Huguette Bello… Ça n’est pas le cas de la supposée victime, Agnelle Payet, candidate à la municipale de ce bien joli patelin sudiste…En cherchant un peu, on trouve que la dame en question travaille à la mairie de Saint-Joseph, territoire de Patrick Lebreton, maire, premier vice-président et intouchable judiciaire notoire…

On trouve aussi que la dame candidate-victime œuvre au sein du parti politique de Lebreton, « Le Progrès », mais surtout que les saloperies qui lui ont été balancées ont été pondues et distribuées par un militant de son équipe qui venait de se faire virer…

On a le nom à disposition de ces chaudes révolutionnaires de l’UFR, des fois qu’elles voudraient rectifier le tir, dénoncer le coupable, lui couper la tête, celles qui pendent…

On trouve encore ce qui aura échappé aux révolutionnaires de l’UFR que l’une de leur copine, Inelda Bausillon, 12ième adjointe a démissionné de la liste majorité Lebreton après avoir appris que le neveu de l’intouchable maire, Hosman Gangate, poursuivi tout de même pour avoir, c’est présumé, mais violé 4 de ses ex compagnes, allait faire le mariol, tenir une conférence de presse politique à la médiathèque du Sud sauvage…

Il ne vous aura pas échappé qu’en métropole, l’audiovisuel public, télévisions et radios, budget : pas loin de 4 milliards, se trouve dans le collimateur d’une enquête parlementaire qui enferme lentement mais sûrement dans l’air qui pue la présidente de cette boutique, Delphine Ernotte…

Enquête parlementaire présidée par un jeune député, Charles Alloncle, qui, chaque jour qui passe, démontre que ces radios et télévisions du service public, France Télévisions, Antenne 2, France Info, France Inter… sont ouvertement de gauche et d’extrême gauche, que celles et ceux qui vont avec roulent sur l’or du contribuable…Que ce sont, toujours les mêmes, copines et copains, artistes, intellectuels… poches et bouches grandes ouvertes sous la gouttière de la manne publique, et patati et patata…

À peu de chose près, et pour les mêmes raisons, serait-il possible que, dans la foulée de l’enquête parlementaire métropolitaine, la Cour des comptes Réunion puisse s’installer quelque temps dans les locaux du service public de l’audiovisuel outre-mer, de Réunion la 1ère et Radio la 1ère, qui l’ont été du temps de Michel Debré lorsque RF Zéro avait en solo les manettes de l’information et de la réclame…

Qui sont bons derniers depuis des lustres, en radio loin derrière Freedom, en télévision à des encablures d’Antenne Réunion…

Et pourtant… Fort d’un budget de 200 millions pour tout l’Outre-mer, d’une grosse vingtaine de millions d’euros pour la Réunion, les contribuables français, de gauche, de droite et du milieu, engraissent à la Réunion l’audiovisuel public, radio et télévision : 180 personnes, toutes et tous casqués comme des milords, 73 % de surrémunération, le taux le plus élevé, arrêts de maladie compris quasi permanents pour certains cadres techniques, par exemple…

À titre d’exemple, et sur la base de 1 000 euros le mois, le journaliste fonctionnaire d’État se palpe 1 750 euros de salaire mensuel… Dit autrement, à la Réunion, partout ailleurs en Outre-mer, la grille des salaires s’étale de 3 500 euros le mois à 10 000 euros…

Faut ajouter à ce bilan calamiteux que les derniers de la classe, Réunion la 1ère et Radio la 1ère, sont, comme en métropole, dans la pogne des syndicats, CGTR tout particulièrement, que les camarades fonctionnaires d’État roulent en majorité et depuis des lustres ouvertement à gauche…

À titre d’exemple, la députée Émeline K/Bidi, soutenu par Lebreton, bénéficie bêtement de la couverture de Réunion et radio la 1ère, comme d’autres, par exemple l’intouchable judiciaire présidente de Région, en tête de gondole de la couverture médiatique que lui déroule le service public…

Émeline K/Bidi soutenue en douce par les deux ventrues de LFI Gaillard et Ratenon…Vient de récupérer sans honte le Raymond Vimbaye qui avait momentanément et à ce qu’il parait été exclu du cercle de la députée après s’être illustré dans le rôle du sinistre abruti qui crache sur les morts…

L’Huguette Bello, qui n’a pas dû apprécier la claque que vient d’administrer à ses concurrents, mais pas que… Ericka Bareigts, maire de Saint-Denis, en mobilisant, semaine dernière, 7 000 sympathisants dans les gradins du petit stade de l’Est.

Gifle politique qui va bien au-delà de Saint-Denis, passe par la Région… comme une sorte de message à la présidente en exercice en vue des prochaines élections régionales…

Par Paris aussi… Le patron des Républicains, Bruno Retailleau, a dû sentir passer le vent de la mornifle… Parce que responsable pour avoir casé contre vents et marées aux municipales dionysiennes un cataplasme, plutôt fier de l’avoir été…L’ex-députée reine-maire Victoria René-Paul, dont l’histoire politique se résume à n’avoir été que le pantin, la soubrette, l’enfant de chœur de Jacques Chirac, qui fut exclu de chez les gaullistes par Sarkozy, dont la prouesse politique restera tout de même qu’il fut battu, éjecté de la mairie par Gilbert Annette qui sortait de taule…

Ce qui n’est pas le cas de Joé Bédier… Bref rappel des faits…

L’histoire commence par au moins une affaire bien étouffée par… le parquet de Saint-Pierre, dont nous parlerons sous peu, et se poursuit par un courrier en forme de « signalement » envoyé par le préfet, accompagné d’un petit mot manuscrit qui rappelle que « les faits sont graves », qu’il faudrait que le Joé diligente en interne une enquête, qu’il punisse les coupables, « qu’à défaut la confiance entre nos services sera durablement altérée… »

Dit autrement, le préfet… plutôt sympa avec le Joé Bédier, lui conseille, s’il ne veut pas se faire dérouiller, de trouver vite fait un ahuri de service qui aurait été assez con, histoire de justifier les dégâts de la toiture des tribunes du stade Soune-Seyne, pour refiler la photo de celle du stade Francis-Le Blé à… Brest…

D’autant, précise la bafouille préfectorale, « que des vues aériennes de mars 2025 ne laissent apparaître aucun dégât… »

Et le préfet toujours de bons conseils demande au Joé Bédier d’en trouver un autre, de municipal, sinon le même, tout aussi con et ahuri, qui aurait voulu pomper 300 000 euros à l’État pour la « création de quatre courts de padel », alors que « seuls deux courts devaient être utilisés… »

Et le préfet de rappeler qu’à la suite des dossiers déposés à la suite du passage du cyclone Garance, il était préoccupé par la découverte de certaines pièces versées au dossier…

Et de rappeler que l’instruction du dossier dégâts a permis de débloquer 4,2 millions d’euros sur les 81 millions demandés…

Et de rappeler enfin qu’une part significative, estimée à près de 47 millions… » … » s’apparente davantage à une réhabilitation qu’à une réparation post-cyclone… »

Et bonjour la bidouille municipale…

Et nous devons à Jean-Marie Virapoullé, candidat au dégagement du Joé Bédier du fauteuil municipal, d’avoir fait fuiter la bafouille préfectorale, ce qui nous a permis d’avoir connaissance de cette tentative d’embrouille, d’escroquerie à l’État…

Jean-Marie Virapoullé qui persiste et signe en attaquant en justice le Joé Bédier pour tentative d’escroquerie…

Sauf que Joé Bédier a décidé de suivre à la lettre les conseils du préfet… Le Joé qui a mis tout de même une bonne semaine avant de faire savoir à la populace, par l’entremise d’une conférence de presse…Qu’il avait, à la suite sans doute d’une enquête longue et périlleuse, pu trouver le con et l’ahuri municipal : un directeur général adjoint, seul auteur de cette couillonnade à 80 millions d’euros, qui s’est mélangé les pinceaux, qui s’est trompé de photo, qui a confondu dégâts cycloniques et réhabilitation…

Ben voyons…

Et le Joé Bédier, en mode petit stalinien, histoire de faire dévier la tentative d’embrouille, d’escroquerie à l’État sur la tête d’un autre, d’annoncer, aux côtés de son parisien d’avocat -qu’il partage avec la région de Bello, Robin Binsard, qu’il allait, poursuivre Jean-Marie Virapoullé en diffamation, qui n’a pourtant fait que relater la bafouille préfectorale…

Et je vous fiche mon billet que cette affaire de tentative d’escroquerie à l’État, en mode protection judiciaire, façon parapluie du Séraphin de Saint-Paul, n’ira pas plus loin que le con et l’ahuri de service, en l’occurrence un directeur général adjoint qui a bien voulu endosser le paletot du parfait bouc émissaire…

Hey Joé dira merci…

Hey Joé…Ils seront ravis, vu que ce sont les mêmes ou presque qui viennent de lui arranger ce coup tordu qui ont contribué à lui refiler une breloque, la rouge, la légion d’honneur, pour services rendus à la patrie alors qu’il n’en a rendu aucun …

Seront ravis l’Élysée, l’État, la préfectorale, quelques ministres, Gabriel Atal, Véronique Denizot procureure, le frère du médaillé, Jean-Marc Bédier préfet, son neveu Patrice Bédier, avocat sans avoir exercé, proche de la mouvance de François Hollande, à ce jour directeur adjoint au cabinet de l’Huguette Bello, tout en étant sur la liste d’Ericka Bareigts …

J. Tillier — jtillier974@gmail.com

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