Avant d’évoquer le naufrage de l’Éducation nationale et le rôle de celles et ceux de chez LFI qui l’aident à couler j’ai souhaité vous faire remarquer en ouverture de bal qu’un bon vieux client de l’édito du samedi, Dany Leveneur dit le rouquin, engraissé depuis des lustres par les subventions bruxelloises, Aston Martin noire, Rolex à plus de 100 000 euros, était en perdition, sévèrement accroché par quelques magistrats du Parquet européen à Bruxelles mais par aucun de chez nous, qui ont tout de même mis du temps à s’apercevoir que le Dany, mais pas seulement, grand bidouilleur de fruits et légumes se faisait du gras avec les aides agricoles européennes…

Ce que je dénonce depuis des lustres, dans divers éditos, par exemple celui-ci, titré » Dany le rouquin » publié un samedi du 23 mai 2020…Dany le rouquin patron du cartel agricole via ses sociétés LMD-SICATR, une coopérative, qui avait, jusqu’à hier, en compagnie de quelques associés, le monopole de l’ail, de l’oignon, de la patate, des fruits, légumes, semences mais pas que…

Produits importés de Chine, Inde, Pakistan…ou raflés pour quelques centimes chez l’agriculture esclave de chez nous, ou achetés à Saint-Pierre, au marché de gros, que le Cartel écoulait ensuite peinardement dans les grandes surfaces, chez les bazardiers…

Indépendamment du temps qu’il aura fallu au Parquet européen pour réagir alors que leurs collègues de Saint-Pierre regardaient ailleurs, voire se faisaient livrer comme certains autres fonctionnaires de l’UCOOPA et de la DDAF des corbeilles de fruits… Ce qui me surprend le plus voyez-vous, ce que je dénonçais aussi, c’est que ces fonctionnaires de la DDAF notamment, Direction départementale de l’agriculture et de la forêt, service de l’État sous la direction du préfet à qui rien ne pouvait échapper, de la gousse d’ail à la goutte d’eau…Que ces fonctionnaires complices du Cartel Dany le rouquin, ne soient, à ce jour, ni cités, même pas accrochés, du moins pas encore, par les magistrats du parquet européen…

Et sans transition…après vous avoir dit que ce naufrage de l’Éducation nationale est dû à des dizaines d’années d’abandon de l’État, dont deux quinquennats d’Emmanuel Macron…J’en veux pour preuve le dernier coup de chapeau magique de l’Edouard Geffray, ministre de l’Éducation national, qui vient de sortir de son galurin 3 000 professeurs de remplacement qui ne pouvaient pas être en poste avant vu que et je cite le magicien « … on ne savait pas les affectés … »

D’autres preuves encore…La macronie fait semblant de découvrir aujourd’hui que les classes sont surchargées, plus de 40 élèves parfois, qu’il manque des professeurs, des portes aux chiottes des filles, que Parcoursup est un merdier sans nom, que beaucoup de lycées sont vétustes, que les proviseurs sont menacés, les professeurs aussi et même qu’il y en a eu un de décapité, un autre égorgé, que, dans certaines villes, quartiers et ou banlieues, les cours d’histoire, de français et de géographie sont censurés, ni de Charles Martel, ni de Shoah, ni de guerre des Six-Jours, ni de Jérusalem …

Mais qu’en revanche les manifestations de lycéens, les centaines de lycées bloqués hier, moins de 150 aujourd’hui, les barricades, les cagnards, le merdier, la chienlit, le feu, voitures, poubelles, lycées, la « bordélisation » du pays sont les œuvres, en toute impunité, de Mélenchon, de sa clique antisémite, anti flics, pro-fellagas, de ses maires et députés, à la manœuvre depuis des années en compagnie de leurs petits frères, syndicats d’étudiants biberonnés à l’extrême gauche, à la mélenchonie, FSE, Solidaires étudiants, Union étudiante…

Après vous avoir dit aussi que les charges virulentes contre policiers, gendarmes, CRS, gardes mobiles sont aussi l’œuvre d’Emmanuel Macron soi-même, un comble, d’élus de chez LFI… Que les députés LFI Panot, Bompard, Boyard, Portes… sont à la manœuvre pour raconter en toute impunité tout un tas de saloperies, de bons gros bobards à l’encontre des forces de l’ordre : racisme, agressions sexuelles, armes de guerre… Des bobards diffusés aussi par les écolos, Marine Tondelier, par le Syndicat de la magistrature une fois de plus hors la loi, par la LDH, Ligue des droits de l’homme, par les syndicats d’étudiants…

Après vous avoir dit encore qu’à La Réunion Parcoursup est aussi merdique, que des dizaines de professeurs manquent, qui ne seront pas remplacés alors qu’il y en a une bonne grosse dizaine qui bulle au rectorat…Que les classes surchauffées épuisent les enfants, qu’à peu de chose près les mêmes lascars qu’en métropole soufflent sur les braises : Syndicat de la magistrature, LDH, élus estampillés différemment qu’en métropole, PLR, UFR, CGTR…

Toutefois, à la différence de nos deux députés LFI, Gaillard et Ratenon, qui soutiennent les lycéens mais condamnent la violence, la sénatrice Corbière soutient les lycéens, la violence qui va avec, charge, dénonce les forces de l’ordre qui ne font pourtant que leur boulot, abreuve de reproches le préfet, représentant de l’État.

Soutien et charges antiflics au nom de l’UFR dont elle est la nouvelle patronne en lieu et place de l’Huguette Bello… UFR, Union des femmes réunionnaises, en fait association subventionnée par la bande et le contribuable, secrétaire Pauline Lauret, élue au Tampon, pauvre Raymond, mon pote « Ti Mon », remarquée à s’agiter auprès des manifestants, des lycéens du Lycée Roland Garros…

Une bande composée d’une palanquée de donzelles, parfois hystériques, sorte de Jivaros de la tribu Bello, aboyeuses professionnelles, coupeuses de têtes, bras armés de la présidente de Région pour son usage personnel…

Usage personnel… Liaison parfaite qui me permet d’évoquer maintenant une bien étrange subvention de 13 millions 360 680 euros et de rappeler au passage que la Région a compétence sur deux sujets qui font grimper aux rideaux les Réunionnais : l’essence qui augmente, leurs enfants, les lycées, les classes surchauffées, parfois insalubres, que Céline Sitouze, huitième vice-présidente déléguée aux lycées, devrait gérer, ce qu’elle ne fait pas…

Parce que, de la main gauche, Céline Sitouze, au titre de conseillère régionale, fait donner ses militants qu’elle a casés dans les lycées pour que les établissements scolaires soient bloqués… Parce que, dans le même temps et de la main droite, la conseillère Sitouze tape du talon sur la moquette, s’égosille, gesticule, réclame à l’État des moyens pour les lycées…

Pendant ce temps, à ses côtés, son directeur de cabinet, un certain Jean-Laurent Frédéric Médéa, Loran Médéa en créole dans le texte, pistonné par sa patronne Sitouze, maire et conseillère régionale, s’est judicieusement trouvé en juin 2026, sous la gouttière de la Région, ce qui lui a permis de se palper des « moyens » : 13 millions 360 680 euros de subventions, qui ont atterri dans les caisses de la boutique de formation dont il est gérant, KREATIV FORMATION…

13 millions et de grosses brouettes d’euros gagnés par ce garçon qui, il y a peu, dégageait de sa boutique de formation un petit CA de 58 000 euros, faisait le mariol devant les grilles de la préfecture, coco rasé et lunettes noires, brandissant une pancarte « Donn’ Kréol Travail… ». Un garçon un tantinet « loser », dit-on du côté du clan Annette qui semble bien le connaître, « affairiste », anti-zoreil notoire, indépendantiste, révolutionnaire, jadis étudiant en Angleterre subventionné par l’État colonial, comme la plupart des révolutionnaires péi…

Je m’interrogeais samedi dernier sur le pourquoi du comment… Si ces 13 millions 360 680 euros avaient été versés, vendus et achetés par la Région histoire de former à l’audiovisuel des personnes déjà en poste… ? S’il y avait une obligation de résultat, un suivi par la Région et, surtout, où, quand, pourquoi, comment ces 13 millions 360 680 euros avaient été débloqués, versés, à qui, pour en faire quoi, avec ou sans appel d’offres… ?

13 millions 360 680 euros versés sous forme d’« accords-cadres à bons de commande » répartis sur cinq lots notifiés de septembre 2025 à juillet et septembre 2026, alors que le lot le plus important, celui de 8 millions 928 000,00 euros notifié le 10 septembre 2026, a pour date de conclusion le 29 janvier 2025…

Parce que les dernières municipales de mars 2026, notamment à Sainte-Marie, ont coûté quelques sous, que la campagne pour la présidentielle de mai 2027 va coûter aussi, quelques esprits chagrins, le mien aussi, s’interrogent, se demandent où est passé le grisbi, où sont passés les 13 millions 360 680…

À ce jour, pas de réponse des « mis en cause » : Huguette Bello, présidente de Région, Céline Sitouze, maire et huitième vice-présidente, et Jean-Laurent Médéa, directeur de cabinet, gérant de société, formateur, producteur, révolutionnaire, indépendantiste, loser et patati et patata…

Pas de réponse du Médéa directeur de cabinet et de son employeur, maire « exemplaire » de Sainte-Marie, sur le fait qu’un directeur de cabinet d’une ville de plus de 20 000 habitants doit fournir à la Haute Autorité, HATVP, dans les deux mois suivant sa nomination, une déclaration de patrimoine, ses activités professionnelles, ses participations dans des sociétés…

Plus de 13 millions donnés légalement, vu la forme, sans appel d’offres me dit-on, sans passer par la case Commission d’appel d’offres… 13 millions 360 680 euros seulement validés par la signature de la présidente, à la barbe des professeurs et des lycéens qui crèvent de chaud l’été, dans des lycées sans climatisation, seulement munis de ventilateurs à brasser de l’air chaud…

Le sujet qui arrive est différent, l’intéressée en revanche ne l’est pas, qui fait partie de la même bande, de la même clique, gazouille la même diarrhée verbale, chronique… Munis de deux vidéos, extraits de conseils municipaux que vous allez pouvoir visionner, je vais vous raconter en quelques lignes une histoire bien dégueulasse de discrimination à l’embauche, de racisme, sous le prétexte d’être blanche et métropolitaine… Un épisode de la vie politique réunionnaise en train de virer lentement mais sûrement en direction d’un largage institutionnel… Épisode qui devrait intéresser bon nombre de Réunionnais, mais aussi le préfet, la procureure, cheffe du parquet de Saint-Pierre…

Un épisode qui se passe ici, en France outre-mer, dans un département français, au sein d’une mairie, sous le portrait de Macron président, lors d’un conseil municipal, entre Républicains, sous la houlette de la maire fraîchement élue, estampillée tout à la fois PLR et République française…

Cela se passe à Cilaos… Du temps de Jacques Técher, la CIVIS, président Michel Fontaine, avait été dégagée en décembre 2024 de la gestion du tourisme de Cilaos. D’une part parce que la CIVIS ne foutait rien, de l’autre parce que la commune était contrainte de refiler à la communauté de communes les taxes communales liées au tourisme, 385 000 euros…

Pour bien faire, en accord avec ses élus, parce que le tourisme, pièce maîtresse de la commune, ne cesse de prendre de l’importance dans la trésorerie de Cilaos, Jacques Técher, maire, recherche la personne capable de faire tourner au mieux la boutique tourisme de Cilaos… Sylvie Saquet-Mascles, dont c’est le métier, est recrutée en métropole : 4 000 euros net, voiture de fonction, logement, sans billet d’avion…

Et la petite dame déboule à Cilaos… Sauf qu’entre-temps la mairie a changé de maire…

Et Laïla Nassibou, maire de Cilaos, refuse de rencontrer Sylvie Saquet, lui fait savoir par courrier qu’elle ne sera pas recrutée sous le prétexte que l’embauche a été faite sous l’ancienne mandature… Et la petite dame Saquet se défend, saisit le TA, a toutes les chances de gagner, à ce point que Laïla Nassibou approvisionne 200 000 euros dans les comptes de la mairie…

On aurait pu en rester là… Sauf qu’en mairie le naturel est brusquement revenu au galop… La maire et son équipe de huit conseillers municipaux ont justifié le non-recrutement de cette dame sous le prétexte qu’elle était métropolitaine, « zoreil », qu’il y avait aussi bien ici, voire mieux, que Jacques Técher avait succombé au syndrome de la « goyave de France » et patati et patata…

Et ça n’est pas fini… En conseil, un élu de l’opposition, Frédéric Ségart, métropolitain, ancien cadre d’IBM, à La Réunion depuis plus de 25 ans, marié à une Réunionnaise, a le tort de s’étonner du refus d’embaucher cette femme, à ce jour en dépression…

Écroulée de rire, ainsi que ses huit élus, face à la déprime de cette dame, Laïla Nassibou de répondre au conseiller municipal, mais en créole dans le texte : « …C’est ot camarade, Monsieur Ségart, peut-être c’est ot camarade, c’est ot camarade zot la voulu embaucher… »

Vidéo 1/2 — extrait du conseil municipal de Cilaos du 24 juin 2026, séance présidée par Laïla Nassibou, maire. Source : conseil municipal de Cilaos, mis en ligne par Jacques Tillier Media.
Vidéo 2/2 — extrait du conseil municipal de Cilaos du 24 juin 2026, séance présidée par Laïla Nassibou, maire. Source : conseil municipal de Cilaos, mis en ligne par Jacques Tillier Media.

À la suite de quoi Frédéric Ségart s’est fendu d’une bafouille qu’il a lue en conseil, histoire de justifier l’embauche de cette dame blanche et métropolitaine : « Que cette embauche résultait d’une procédure professionnelle comportant plusieurs étapes, associant différents intervenants, tous les services, la DGS, une consultante extérieure et bien entendu d’autres candidats… Il ne s’agissait donc ni d’une décision personnelle, ni d’un recrutement de complaisance… »

Après avoir remis ses pouvoirs à Jacques Técher, Frédéric Ségart, ému, touché pas coulé mais presque, a fait savoir à l’assemblée, à Laïla Nassibou, maire, qu’il ne remettrait plus les pieds dans ce conseil…

Et ça n’est pas fini…

Histoire de justifier devant les juridictions compétentes à venir le non-recrutement de Madame Saquet, bien nommée pour l’occasion, Laïla Nassibou décidait de refiler séance tenante le tourisme à la CIVIS, 385 000 de taxes touristiques et la gratuité des locaux de la maison du tourisme, soit 201 000 à l’année de perdu pour la trésorerie municipale…

Délibération du conseil municipal de Cilaos du 24 juin 2026 abrogeant la reprise de la compétence tourisme. Lire la délibération du 24 juin 2026 — 4 pages (PDF) →
Pièce n° 1 : la délibération du conseil municipal de Cilaos du 24 juin 2026 qui abroge la reprise de la compétence tourisme par la commune et la rend à la CIVIS.

Et ça n’est pas fini… Samedi dernier, David Lorion, maire de Saint-Pierre, président de la CIVIS, est venu bisouiller Laïla Nassibou, maire, histoire de fêter le retour de sa boutique en compagnie de la confrérie du pied de raisin et de quelques citoyens tout joyeux, mais couillonisés parce que persuadés que, pour le bien de la commune, Laïla Nassibou avait réintégré le tourisme dans la CIVIS…

Et ça n’est pas fini… Informés par les élus de l’opposition de cette discrimination à l’embauche, de ce racisme antiblanc et métropolitain, des propos tenus par la maire, par l’attitude des élus de la majorité… il semblerait que la justice et le préfet soient entrés dans le bal… Que la gendarmerie a entendu plaignants et mis en cause…

Courrier des élus de l’opposition de Cilaos au préfet de La Réunion, 27 juillet 2026. Lire le courrier au préfet et ses annexes — 33 pages (PDF) →
Pièce n° 2 : le signalement adressé au préfet le 27 juillet 2026 par Jacques Técher et les élus de l’opposition de Cilaos, pour « propos discriminatoires et injurieux tenus par la maire en séance publique », avec demande de saisine du procureur de la République.

À tout hasard, si la procureure de Saint-Pierre pouvait peut-être profiter de l’occasion et du passage des pandores à Cilaos pour donner suite à la plainte déposée après le coup particulièrement tordu monté contre la famille Técher par Huguette Bello, Évelyne Corbière, l’UFR, les Nassibou et l’indirecte présence de Véronique Denizot, procureure…

Et ça se termine ainsi, pour le moment du moins, plutôt bien pour Laïla Nassibou et sa clique… Parce qu’à leur arrivée aux commandes de la mairie, les élus, la maire, se sont précipités pour conserver sur leur bulletin de salaire une prime légale équivalente à 25 % du salaire, justifiée par le travail réalisé par les élus à l’époque où la commune avait en charge la compétence tourisme…

La commune n’étant plus compétente depuis le retour de la CIVIS, Laïla Nassibou et ses élus auraient dû se délester de la prime et du pognon… Ben non… Mais cela n’a rien à voir avec les 6 000 euros de frais de représentation que la maire s’est votés, toute seule, dans son coin…

Et tout cela est bête, dégueulasse et méchant… D’autant plus bête que l’on sait que 90 % des touristes de passage à Cilaos et ses environs sont des métropolitains, des « zoreils », des « goyaves » fraîchement débarqués de France… Des « goyaves » qui grimpent, escaladent, ramènent des sachets de lentilles, boivent le pinard, même celui de Bruno Fontaine, achètent des mouchoirs en dentelle, remplissent les gîtes, les hôtels, les restaurants… Des zoreils, des « goyaves » qui enrichissent la commune, depuis peu la CIVIS… Des « goyaves » peut-être natifs du même bled que celles et ceux qui sont venus prendre possession de l’île du battant des lames au sommet des montagnes… juste derrière les premiers habitants de l’île, les mutins de Fort-Dauphin accompagnés de quelques copines malgaches, de deux zébus et trois chèvres…

Et je vous laisse avec la série consacrée aux présidentielles, aux partis, à leurs représentants locaux…

Semaine dernière, j’évoquais le RN qui, en métropole, avait au fil du temps raflé la mise après avoir piqué à la droite traditionnelle les valeurs républicaines qu’elle détenait… Je vous disais aussi que, localement, le RN ne raflait pas grand-chose, ni grand-monde, un petit peu à la droite, Joseph Sinimalé par exemple, si ce n’est 50 000 euros d’honoraires que Rikiki Morel, délégué départemental de ce parti, avait pris à l’un de ses clients…

Je vous disais aussi que le RN ne s’opposait qu’à la droite traditionnelle, au LR, à personne d’autre, surtout pas à la maire socialiste de Saint-Denis, plutôt conciliante d’ailleurs, encore moins à la présidente de Région, Huguette Bello…

Cette semaine, c’est au tour des Républicains, du LR, président Bruno Retailleau, première partie ce samedi, deuxième partie de la série le samedi suivant… Au tour de la droite traditionnelle, encore vaguement gaulliste, de faire les frais de l’édito de ce samedi. Ce fut un grand parti, Michel Debré aux manettes, à s’opposer au PCR de Vergès, à l’utopie communiste, aux dérives institutionnelles, à faire de La Réunion ce qu’elle est aujourd’hui. Je n’ai ni le temps ni la place de vous en faire l’histoire…

Le réel est hélas bien suffisant… Ils ne sont plus que 240 adhérents aujourd’hui encartés… Ils n’étaient qu’une centaine, en majorité des Saint-Pierrois, dimanche matin à répondre présent à la déléguée départementale, histoire d’envisager l’avenir du parti derrière Bruno Retailleau lors de la présidentielle à venir… L’avenir sombre d’un parti disloqué, tordu, asphyxié par René-Paul Victoria, par son leader Michel Fontaine en guerre avec Didier Robert…

Un parti bousillé à force d’alliances contre nature avec Huguette Bello au point de lui offrir la Région, après avoir fait financer une partie de sa campagne par Bruno Fontaine en échange du marché transport et des cars qui vont avec…

Cyrille Melchior est venu dire un mot, qu’il soutenait Bruno Retailleau, qu’il fallait que les droites s’unissent… Je crains que le président du Département soutienne avec la même vive mollesse les deux autres de droite aussi, ex-Premiers ministres de Macron, Édouard Philippe, Gabriel Attal, qui, jour après jour, découvrent la France et la dangerosité des élus LFI pour lesquels ils ont, lors des dernières législatives, fait voter et élire quelques députés LFI…

LR, un parti encore chanceux d’avoir en face de lui un RN réunionnais affublé d’un quatuor de responsables locaux passablement ahuris… Un parti, du moins ce qu’il en reste, à la ramasse, incapable à ce jour de s’opposer à la dérive institutionnelle en marche alors que les Réunionnais en majorité y sont opposés, comme l’a justement rappelé David Lorion, présent lui aussi ce dimanche matin…

LR, un parti, au sein d’une droite divisée, amorphe, qui s’est longtemps servi, Michel Fontaine aux manettes, de la magistrature pour régler ses comptes, aujourd’hui infoutu de faire front, de dire un mot de travers, de relayer les affaires judiciaires dans lesquelles Huguette Bello et sa clique pataugent… Un parti appauvri, pétochard à souhait, incapable de dénoncer les faits et gestes de l’UFR, de la sénatrice Corbière…

Un parti émasculé, rabougri, à la remorque des parisiens, infichu de s’opposer à Huguette Bello, tsarine régnante sur La Réunion, forte de ses mairies et collectivités, soutenue par d’autres maires, de droite ceux-là, qui filent doux à l’image de celui des Avirons, Éric Ferrère, franc comme un âne qui recule, qui soutient Édouard Philippe…

Huguette Bello, présidente de Région, du PLR, courroie de transmission locale de Jean-Luc Mélenchon, adepte, partisane, coautrice, responsable de la dérive institutionnelle en cours de réalisation, qui ne peut craindre à ce jour qu’une seule chose, on peut toujours rêver, que la justice, hors Syndicat de la magistrature, fasse enfin son boulot à la place d’élus républicains, encore départementalistes, dans l’incapacité de faire le leur…

J. Tillier — jtillier974@gmail.com